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| Année du recensement | Pourcentage - Méthodes culturales classiques | Pourcentage - Méthodes culturales de conservation du sol | Pourcentage - Sans travail du sol |
|---|---|---|---|
| 1991 | 78 | 18 | 4 |
| 1996 | 57 | 22 | 21 |
Les semis directs (sans travail du sol) étaient à toutes fins inexistants dans le bassin des Grands Lacs en 1986. De 1991 à 1996, le recours aux méthodes culturales classiques a diminué de 21 p. 100 dans le bassin du lac Érié. Au cours de cette même période, les méthodes culturales de conservation du sol ont connu une augmentation de 4 p. 100 et les semis directs, une augmentation prononcée de 17 p. 100. Les méthodes culturales de conservation du sol et les semis directs ont affiché une augmentation conjuguée de 22 p. 100, en 1991, à 43 p. 100, en 1996. Ces tendances sont un signe encourageant que de plus en plus de producteurs agricoles de l’Ontario adoptent des pratiques culturales plus durables, qui aideront à réduire les apports de sédiments et d’éléments nutritifs aux Grands Lacs.
Le Fonds canadien d’assainissement des Grands Lacs 2000 appuie la démonstration de méthodes culturales de conservation du sol ainsi que des initiatives d’intendance des propriétaires fonciers, y compris le contrôle des sources agricoles diffuses dans les secteurs préoccupants. L’on exécute, en coopération avec les organismes locaux tels que les offices de protection de la nature, des projets pour élaborer et mettre en œuvre des stratégies correctrices visant à retirer de la liste les utilisations bénéfiques compromises. Dans le SP de la baie de Quinte, par exemple, 16 962 hectares de terres agricoles font désormais l’objet de semis directs ou de méthodes culturales de conservation du sol.
L’on met en place des bandes tampons grâce à divers efforts tels que le Fonds d’assainissement des Grands Lacs 2000 du gouvernement du Canada et le Plan de gestion de l’environnement agricole. Grâce à l’exécution de projets d’intendance avec les propriétaires fonciers et à leur participation à l’élaboration des Plans de gestion de l’environnement agricole, les producteurs sont encouragés à mettre en place des bandes tampons afin de contrer les problèmes susceptibles d’affecter la qualité des eaux avoisinantes tels que les éléments nutritifs agricoles, les pesticides et d’autres pratiques.
Le Fonds d’assainissement a participé à des initiatives qui ont permis de remettre en état 530 kilomètres de berges dans l’ensemble des SP. L’on est à remettre en état de 225 kilomètres additionnels.
On a publié des livres sur les Meilleures pratiques de gestion qui présentent des démarches pratiques et bon marché pour conserver les sols agricoles et les ressources en eau à la ferme. Les livres servent de matériel pédagogique et, de concert avec d’autres documents de vulgarisation, complètent l’exécution du Plan de gestion de l’environnement agricole. Ces livres fournissent aux agriculteurs des conseils concernant les meilleures pratiques de gestion, y compris les bandes tampons. De nombreux livres de cette série ont reçu le Blue Ribbon Award de l’American Society of Agricultural Engineers. Environ 60 000 de ces livres sur les meilleures pratiques de gestion sont diffusés aux agriculteurs et aux propriétaires fonciers en milieu rural. Soixante-six pour cent (66 p. 100) des agriculteurs enquêtés qui avaient lu des publications sur les meilleures pratiques de gestion ont déclaré en avoir adopté quelques-unes dans leur exploitation.
Le Programme national de conservation du sol et de l’eau, Couvert permanent I et II, qui s’est déroulé avec succès de l’automne 1990 jusqu’en 1992 et de l’automne 1992 à novembre 1993, encourageait les agriculteurs à fixer, au moyen d’une soumission, leur propre niveau d’indemnisation pour le retrait permanent, la protection et l’entretien de terres agricoles vulnérables. L’initiative cherchait à concentrer les efforts de production agricole dans les secteurs qui offraient de plus grandes possibilités de rendement économique à un coût moindre pour l’environnement. Voici les résultats de ce programme de deux ans.
| Couvert permanent I | Couvert permanent II | Totaux | |
|---|---|---|---|
| Projets (nombre) | 1201 | 616 | 1,817 |
| Superficie (acres) | 5000 | 2397 | 7,397 (3,000 ha) |
| Bandes tampons (milles) | 670 | 214 | 884 (1,100 km) |
Les offices de protection de la nature, qui gèrent la qualité et la quantité de l’eau en fonction des bassins hydrographiques, ont également fait la promotion active de l’adoption de bandes tampons le long des berges des cours d’eau par l’entremise d’« initiatives de qualité totale de l’eau ». Le Rural Water Quality Program, auquel participent l’Office de conservation de la nature de la rivière Grand, la municipalité régionale de Waterloo et des partenaires tels que des organismes agricoles et le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO), collaborent avec des collectivités agricoles pour partager le coût de la protection et de l’amélioration de la qualité de l’eau à la source.
Aux termes du Rural Water Quality Program, les bandes tampons sont admissibles à un financement qui couvre des incitatifs au rendement durant une période allant jusqu’à trois années après leur création. L’Office de protection de la nature de la Nation sud, dans l’est de l’Ontario, offre une aide semblable pour la création de bandes tampons, par l’entremise de son Programme d’assainissement de l’eau.
Les agriculteurs ontariens ne sont la source que de 20 p. 100 des pesticides qui sont épandus dans le bassin des Grands Lacs. Les producteurs agricoles tirent certains avantages de l’épandage de pesticides, notamment l’aptitude à produire, de manière concurrentielle, des fruits et légumes frais de qualité, bon marché, sûrs et en abondance. Le remplacement des plus vieux produits par les familles de « nouveaux herbicides », qui sont des pesticides à faible volume, représente un facteur significatif dans la réduction continue de l’utilisation de certains types de pesticides partout en Ontario.
Pour veiller à ce que les pesticides soient épandus de façon responsable, les producteurs ontariens doivent, tous les cinq ans, suivre un cours sur la sécurité des pesticides; ils doivent réussir un examen sur l’utilisation et la manutention sécuritaire des pesticides et être agréés à cet effet. Il s’agit-là d’une exigence pour acheter des pesticides et les épandre sur les terres agricoles ontariennes. Les résultats d’un sondage sur l’utilisation des pesticides en agriculture ont révélé que ce tte utilisation a diminué de 28 p. 100 en Ontario de 1983 à 1993. Il s’agit-là d’une réduction des ingrédients actifs de 8 127 tonnes, en 1983, à 5 812 tonnes, en 1993. Le sondage sera repris en 1999. L’épandage d’atrazine sur le maïs a chuté de 41 p. 100 de 1988 à 1993.
Des initiatives telles que l’obligation de suivre des cours sur les pesticides et d’être agréé pour les utiliser, la gestion intégrée, les Plans de gestion de l’environnement agricole et les publications sur les meilleures pratiques de gestion, ainsi que les activités de conseil et de vulgarisation ont permis aux agriculteurs d’avoir un accès facile à des renseignements sur les technologies concernant les meilleures pratiques de gestion, et de prendre conscience des techniques indiquées de manutention, d’entreposage et d’épandage des pesticides.
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