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LA NATURE A BESOIN
DE PLUS DAMIS FIDÈLES
ACCORD CANADA-ONTARIO
CONCERNANT
L'ÉCOSYSTÈME DU BASSIN DES GRANDS LACS

La rivière Don traverse le coeur de Toronto.
La majeure partie du bassin hydrographique de la rivière a
été recouverte de lotissements et de centres commerciaux, ses tributaires
bordés de béton, ses milieux humides remplis de gravats. Durant une bonne
partie du XX e siècle, le cours boueux de la rivière Don a été à toutes
fins utiles un égout à ciel ouvert traversant le coeur même de Toronto.
Pourtant,
après une absence de plus d'une centaine d'années, les saumons ont repris
leur migration annuelle dans la rivière Don. On trouve des cerfs, des
rats musqués et même des castors dans ses environs. Hérons, canards et
oies nichent dans les marais restaurés le long de son cours. Et les familles
pique-niquent le long de ses rives. Bien qu'il reste beaucoup à faire,
une coalition fort efficace de groupes gouvernementaux et communautaires
travaille à restaurer la Don.
Le travail est à la fois complexe et difficile. Dans de nombreux cas,
ce type de travail n'a jamais été fait auparavant. On attribue une bonne
part des réussites obtenues à ce jour aux efforts déployés par
le Don Watershed Regeneration Council. Pas à pas, projet par projet, le
conseil réalise des progrès soutenus. Le conseil de 27 membres s'inspire
du double principe de la participation et de l'appartenance communautaires
à l'égard du processus de régénération de l'écosystème. Créé en 1995 à
titre de comité consultatif auprès de l'Office de protection de la nature
de Toronto et de la région, il réunit actuellement des résidants, des
conseillers municipaux et des représentants de divers groupes
d'intérêt public.

Transcendant les frontières
politiques arbitraires, le conseil est en mesure de présider à la transformation
d'une passion locale en interventions sur l'ensemble d'un bassin hydrographique.
Quarante étapes vers une nouvelle Don
Quarante étapes vers une nouvelle Don
Le conseil a élaboré un document de planification pour restaurer la Don,
comportant des recherches approfondies, de la cartographie, de la consultation
et de la participation communautaire. Il a à coeur la mise en oeuvre des
divers projets de restauration des cours d'eau – replanter la végétation
naturelle, recréer les marais et les milieux humides, retirer les obstacles
à la circulation des poissons – présentés dans le document de planification
intitulé « Forty Steps to
a New Don ».
Le conseil exécute des programmes de surveillance,
évalue les progrès réalisés en fonction des calendriers précisés dans
le plan, facilite les échanges d'information et contribue aux processus
de
planification régionale. Le conseil appuie aussi les efforts des personnes
engagées dans les activités de régénération de la Don, des groupes comme
le très dynamique Task Force to Bring Back the
Don, de Toronto.
Le conseil n'est pas un organisme de réglementation
officiel. Par conséquent, il dépend complètement des partenariats coopératifs
pour accomplir son travail. « Le conseil apporte à la table de négociation
à la fois un savoir-faire local et des sensibilités locales », affirme
Mark Wilson, président du conseil. « Lorsqu'il faut démarrer un projet,
il aide à recueillir de l'argent et à attirer les ressources. Lorsqu'il
est temps de mettre la main à la pâte, il mobilise des centaines de bénévoles
pour des activités d'assainissement, des journées de plantation d'arbres
et toutes sortes d'autres travaux. »
À ce jour, la remise en état des habitats
a été prioritaire. Des troupes scoutes aux personnes âgées, des bénévoles
ont planté des dizaines de milliers d'arbres et arbustes, ont réensemencé
des prairies au
moyen de fleurs sauvages indigènes et ont planté des quenouilles et d'autres
plantes aquatiques le long d'étangs et de milieux humides peu profonds.
Les bénévoles arrachent également des plantes exotiques envahissantes
telles que la salicaire pourpre, qui envahit les terres humides de l'Ontario,
l'alliaire officinal, qui peut rapidement former un tapis dans les bois,
et le cynanche, qui étouffe
nos prés.
Les impressionnants résultats du travail
des bénévoles peuvent être observés partout sur les 360 kilomètres du
bassin de la rivière Don. Il y a, par exemple, la grande réussite qu'a
été le projet de
régénération du parc Harding et la remise en état du cours d'eau Te rraview/Willowfield,
bordé de béton, la transformation des terres incultes industrielles entourant
les Don Valley Brick Works et bien
d'autres encore.
Le projet des Don Valley Brick Works porte
sur le cours inférieur de la rivière Don, à partir des fourches de la
Don, où convergent les cours est et ouest de la Don et le ruisseau Taylor,
jusqu'au lac
Ontario. Cette section de la Don a joué un rôle important dans l'histoire
de la région à titre de lieu de peuplement, d'agriculture et, plus tard,
d'industrie. C'est à cet endroit que la Don traverse certains
des quartiers les plus développés et populeux de Toronto. Les efforts
déployés ces jours-ci pour remettre en valeur le bassin hydrographique
et rétablir sa santé remettent à l'avant-scène le rôle
de la basse Don à titre d'espace vert naturel et de corridor faunique.
Des groupes tels que la Fondation Evergreen et Scouts Canada oeuvrent
à la restauration des paysages et des milieux humides.
Beaucoup d'autres groupes ont planté des fleurs sauvages et des arbustes.
Encore beaucoup à faire
Malgré
les résultats fort considérables obtenus, il reste encore beaucoup à faire.
Une grande partie du couvert forestier et des milieux humides des vallées
de l'ancien bassin hydrographique a été anéantie par le développement.
Ce qui en reste est en voie d'être morcelé en parcelles toujours plus
petites, et est menacé par des plantes et des animaux exotiques envahissants.
La qualité de l'eau de l'ensemble du bassin hydrographique demeure piètre.
Les eaux d'égout, qui se déversent dans
la rivière à partir de plus de mille points de rejet et canalisations
d'évacuation, représentent plus de 70 p. 100 du total de son débit. Elles
sont aussi la principale source des niveaux élevés de phosphore, de coliformes
fécaux et de métaux lourds qui peuvent être mesurés dans la rivière Don.
Au lieu de s'infiltrer tranquillement dans le sol par percolation pour
arriver, fraîche et propre, à la rivière, l'eau de pluie jaillit directement
des pelouses et des tuyaux de descente, des terrains de stationnement
et des routes jusqu'aux égouts et dans la Don.
Presque chaque fois qu'il pleut, les égouts
unitaires qui desservent bon nombre des plus vieux quartiers de la ville
débordent et déversent des eaux usées non traitées et des eaux d'égout
dans la rivière. Le ruissellement pollué apporte des huiles, de l'essence
et d'autres polluants directement dans la Don à partir de la Don Valley
Parkway, dont les six voies sillonnent la vallée.
Bon nombre des projets de remise en état
des habitats aident à améliorer la qualité de l'eau. Les paysages naturels
absorbent, recueillent, filtrent et rejettent graduellement les eaux pluviales.
Des
étangs collecteurs retiennent le ruissellement, réduisent l'érosion et
permettent aux solides de se décanter. Les marais et les milieux humides
retirent les éléments nutritifs excédentaires du débit. Mais
les prochaines améliorations reposeront sur la rénovation des égouts,
la gestion des eaux usées et les projets de dérivation du ruissellement.
Le service des travaux publics de Toronto,
un intervenant de premier plan dans le secteur préoccupant (SP) de Toronto
et de la région, est à préparer un plan directeur pour la gestion des
débits par temps pluvieux, dans le but de maîtriser le ruissellement vers
les réseaux de drainage et d'égout durant les pluies abondantes, le dégel
du printemps et les autres précipitations d'importance. La municipalité
adopte une approche progressive, et consolide tous les anciens plans des
bassins hydrographiques et plans de lutte contre la pollution élaborés
au cours des 15 dernières années, dans le but de réduire la
pollution des eaux occasionnée par les pluies.
L'amélioration de la qualité de l'eau
sera un travail de taille. L'écosystème aquatique ne se rétablira pas
tant que nous n'aurons pas mis un terme aux débordements des anciens égouts
unitaires et trouvé une façon de détourner le ruissellement fortement
pollué. «Aucun groupe bénévole ne peut à lui seul, peu importe son dévouement
ou la qualité de son organisation, accomplir un tel travail, affirme Mark
Wilson. Il faut que les trois paliers de gouvernement – municipal, provincial
et fédéral – se concertent pour affecter les ressources nécessaires à
la solution d'un problème environnemental d'une telle ampleur et d'une
telle complexité. »
Le Fonds d'assainissement des Grands Lacs
et son successeur, le Fonds de durabilité des Grands Lacs du gouvernement
du Canada, ont fourni et continueront d'accorder une partie de ce soutien.
Depuis 1990, le Fonds d'assainissement
des Grands Lacs a fourni une expertise technique et consacré plus de 8,5
millions de dollars au rétablissement des utilisations bénéfiques dans
le SP de Toronto
et de la région.
L'appui accordé par le gouvernement de
l'Ontario à l'Office de protection de la nature (OPN) de Toronto et de
la région au cours des années 1990 ainsi que la mise en place du financement
du Waterfront Regeneration Trust ont favorisé les améliorations dont profite
la région. L'Ontario procède à un échantillonnage à grande échelle des
substances toxiques dans les tributaires des rivières Humber et Don, dans
le cadre de son engagement en faveur du plan d'assainissement de Toronto
et de la région.
En vertu du nouvel Accord Canada-Ontario
(ACO) concernant l'écosystème du bassin des Grands Lacs, les gouvernements
du Canada et de l'Ontario continueront de collaborer pour aider les
municipalités locales.

De la passion à l'action
La plus grande force du Don Watershed
Regeneration Council demeurera sa capacité unique de fusionner et de coordonner
les intérêts locaux et régionaux. Le conseil perçoit le bassin
hydrographique comme un ensemble de collectivités, chacune animée par
un attachement émotif à son propre bout de rivière et inspirée par la
possibilité du renouvellement de l'environnement.
Transcendant les frontières politiques
arbitraires, le conseil est en mesure de présider à la transformation
d'une passion locale en interventions sur l'ensemble d'un bassin hydrographique.
Le conseil a également ouvert des voies de communication. Les groupes
locaux interviennent à l'égard de problèmes à l'échelle du bassin, tandis
que les décideurs accueillent les commentaires de la collectivité sur
les répercussions des plans d'action régionaux, provinciaux et fédéraux.
Le conseil est un excellent exemple du
type de responsabilités circonscrites et partagées en matière d'environnement
que les gouvernements du Canada et de l'Ontario chercheront à favoriser
dans le cas des SP tout autour des Grands Lacs, en vertu du nouvel ACO.
Le conseil est arrivé à démontrer la valeur exceptionnelle de la création
de solides partenariats à l'échelon local. « Le conseil n'a ni pouvoir
de réglementation ni d'immenses ressources financières, dit Mark Wilson.
Tout ce que nous avons accompli, nous le devons à la perspicacité, à la
sueur et à la vigueur de nos nombreux partenaires dévoués et engagés.
»
Aux termes du nouvel ACO, on prévoit que
certains SP seront pleinement remis en état et que des progrès considérables
seront accomplis en vue d'atteindre les objectifs des PA des autres SP.
L'assainissement du port de Collingwood a été achevé en 1994.
Regarder la situation d'ensemble
La
remise en état du bassin hydrographique de la rivière Don n'est
que l'un des éléments du plan d'assainissement (PA) de Toronto et
de la région, et le Don Watershed Regeneration Council n'est que
l'un des plus de 20 groupes du bassin qui interviennent dans des
activités reliées au PA du secteur préoccupant (SP) de Toronto et
de la région. Un accord quadripartite portant sur la coordination
du PA a été signé par la Fiducie de régénération du secteur riverain,
l'Office de protection de la nature de Toronto et de la région,
Environnement Canada et le ministère de l'Environnement de l'Ontario.
L' Accord permet d'appuyer le Don Watershed Regeneration Council
et de nombreux autres groupes du bassin hydrographique.
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Pour en savoir davantage sur
l'ACO et les PA, veuillez communiquer avec :
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Environnement Canada
www.on.ec.gc.ca
(416) 739-4809 |
Le ministère de
l'Environnement de l'Ontario
www.ene.gov.on.ca
(416) 325-4000
or 1-800-565-4923 |
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