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INTRODUCTIONPLANS D'ASSAINISSEMENTMENACES À LA SANTÉ HUMAINESÉDIMENTS CONTAMINÉSPOLLUANTS TOXIQUES AÉROPORTÉSSTRATÉGIE BINATIONALE RELATIVE AUX TOXIQUES DES GRANDS LACSUTILISATION DES TERRESESPÈCES ÉTRANGÈRES ENVAHISSANTESGESTION DES DONNÉES ET DE L'INFORMATIONCEEL ET INDICATEURS |
SÉDIMENTS CONTAMINÉSRecommandation de la CMI :Que les gouvernements élaborent sans tarder un programme binational exhaustif pour examiner la portée globale à long terme du problème des sédiments contaminés, établir les priorités et déterminer les ressources nécessaires pour mener le projet à bien. Dans le cadre de ce programme, qu'ils assurent que : i) des programmes et des estimations de coûts soient en place et rendus publics pour régler le problème des sédiments contaminés dans les secteurs préoccupants; ii) des échéanciers de mise en oeuvre de ces programmes soient établis et rendus publics; iii) des ressources soient allouées en vue de la mise en -uvre complète des programmes conformément aux échéanciers établis; iv) des rapports d'étape soient publiés au moins tous les deux ans. Réponse à la recommandation :La CMI, dans le préambule à sa recommandation sur les sédiments contaminés, a souligné l'importance des substances toxiques rémanentes dans les sédiments pour le rétablissement des conditions de l'environnement dans les SP. En outre, la CMI a signalé certains des efforts déployés par les Parties et par elle-même, avec l'appui des Parties, pour réagir à cette situation. Les gouvernements du Canada et de l'Ontario reconnaissent pleinement les besoins exprimés dans les recommandations ci-dessus et ont travaillé de concert avec des intervenants industriels ainsi que d'autres intervenants des secteurs privé et public dans les SP pour déterminer et mettre en oeuvre les actions correctrices nécessaires à l'égard des sédiments. La CMI a exprimé certaines préoccupations concernant l'application des approches localisées prises par les Parties, telles que manifestées dans les contradictions apparentes dans les buts à atteindre en matière d'assainissement. L'exemple des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans la rivière Black (États-Unis) et dans le port de Hamilton (Canada) a été cité. Le projet de Randle Reef dans le port de Hamilton est un projet d'intervention ciblé en un point chaud bien précis de contamination et le niveau d'HAP spécifié sert à délimiter ce point chaud. On ne devrait pas y voir un objectif d'assainissement généralisé du port de Hamilton. L'effort déployé à Randle Reef s'inscrit dans la foulée d'une stratégie d'assainissement des sédiments élaborée pour le port de Hamilton par une équipe technique du PA et approuvée par les intervenants du PA (1995 Update to the Hamilton Harbour Remedial Action Plan stage 2 Report, ISBN 0-7778-4897-X, décembre 1995). La stratégie désigne des zones d'intervention actives (c'est-à-dire des points chauds où les sédiments présentent une toxicité aiguë pour le benthos), appuie l'essai de techniques telles que le confinement subaquatique pour évaluer les mesures d'assainissement éventuelles, et préconise la surveillance de la recherche pour évaluer des résultats. L'approche adoptée dans cette stratégie est conforme aux conseils du Comité d'action prioritaire sur les sédiments de la CMI, qui a préconisé une approche graduelle de la gestion des sédiments contaminés et du rétablissement des utilisations bénéfiques. La CMI a également présenté des renseignements supplémentaires pour illustrer ce qu'elle croit être une exigence exceptionnelle d'assainissement des sédiments. Plus précisément, on remarque qu'au Canada, on n'a assaini que 0,2 p. 100 des sédiments contaminés. On n'a toutefois donné aucune source pour ce chiffre et le Canada a demandé à la CMI des renseignements à l'appui, qui ont par la suite été fournis aux Parties. Nous croyons que les hypothèses et les calculs de la CMI sont trompeurs puisqu'ils tiennent pour acquis que tout signe de contamination doit déboucher sur un certain type d'intervention direct au moyen d'un projet d'assainissement. Bien que des critères chimiques soient souvent utilisés pour déterminer dans l'espace les zones de contamination des sédiments, les décisions sur l'intervention intègrent d'autres renseignements sur la toxicité, les évaluations biologiques sur place et les avantages environnementaux, y compris des liens au rétablissement des utilisations bénéfiques. De plus, les interventions d'assainissement des sédiments doivent être réalisables sur les plans technique et économique. À preuve, la CMI, dans ses calculs, a déterminé que 600 000 m3 dans la rivière Sainte-Claire devraient être assainis. Les travaux réalisés par la suite pour évaluer la contamination des sédiments dans la rivière Sainte-Claire et l'analyse des besoins éventuels en matière d'assainissement ont porté sur des projets comportant des quantités considérablement moindres. Bien qu'on poursuive les évaluations pour déterminer les besoins d'assainissement, nous croyons que les chiffres de la CMI surestiment le besoin. Pour éviter toute confusion possible, le Canada publiera des rapports de situation plus détaillés sur les travaux reliés aux sédiments dans les SP, y compris les besoins d'assainissement prévus. En ce qui a trait à la recommandation précise formulée par la CMI, le Canada répond comme suit : Le Canada, en consultation avec les États-Unis, n'est pas favorable à l'élaboration d'un programme binational pour régler le problème des sédiments contaminés. Les Parties croient que la réponse au besoin de gestion des sédiments, y compris la définition du programme, les ressources, les calendriers et les rapports d'étape, relèvent légitimement de l'autorité et de la responsabilité des programmes nationaux du Canada et des États-Unis. Les administrations publiques et organismes compétents chargés de respecter ces engagements dans les SP doivent être imputables. Comme nous l'avons signalé ci-dessus, le Canada entreprendra, dans le cadre de ses rapports d'étape, de fournir plus de détails sur ses programmes et activités concernant les sédiments afin de mieux répondre aux recommandations de la CMI. Le Canada signale en outre qu'au niveau binational, il existe beaucoup d'échanges scientifiques et techniques pour faire progresser les méthodologies d'évaluation des sédiments et la mise au point de techniques de traitement des sédiments. De plus, aux termes de la Stratégie binationale relative aux toxiques des Grands Lacs, les Parties ont amorcé des travaux pour améliorer les rapports d'étape sur les activités reliées aux sédiments et aux substances toxiques prioritaires connexes, et pour appuyer les efforts conjoints (tels qu'un atelier, tenu en avril 2001, sur les technologies de traitement des sédiments contaminés). Les questions relatives aux sédiments font également l'objet de discussions par les Parties dans le cadre des PGPl, de la CMI d'examen canadienne pour les sites du Superfund à Massena (fleuve Saint-Laurent) et de l'accord quadripartite pour les rivières Détroit/Sainte-Claire et St. Marys et le lac Sainte-Claire. Ces efforts, ainsi que d'autres, alimentent un dialogue binational poussé et appuient le respect des engagements relatifs aux sédiments contaminés aux termes de l'annexe 14 de l'AQEGL. |
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