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INTRODUCTIONPLANS D'ASSAINISSEMENTMENACES À LA SANTÉ HUMAINESÉDIMENTS CONTAMINÉSPOLLUANTS TOXIQUES AÉROPORTÉSSTRATÉGIE BINATIONALE RELATIVE AUX TOXIQUES DES GRANDS LACSUTILISATION DES TERRESESPÈCES ÉTRANGÈRES ENVAHISSANTESGESTION DES DONNÉES ET DE L'INFORMATIONCEEL ET INDICATEURS |
ESPÈCES ÉTRANGÈRES ENVAHISSANTESRecommandation de la CMI :Que les Parties adoptent les mesures suivantes pour traiter du problème des espèces étrangères envahissantes : i) adopter et mettre en oeuvre la stratégie binationale de recherche sur les eaux de lest et le plan décrit dans le rapport d'étape binational de 1996-1997 sur la protection de la qualité de l'eau dans les Grands Lacs. ii) demander par renvoi à la Commission d'élaborer :
Réponse à la recommandation :Stratégie de recherche binationaleLe Dixième rapport biennal remarque que la CMI n'a pas reçu de réponse à une lettre expédiée en novembre 1998 aux deux Parties sur l'adoption d'un plan stratégique binational de recherche sur les eaux de lest tel qu'énoncé dans le rapport de 1996-1997 de la CMI sur la protection de la qualité de l'eau dans les Grands Lacs. Le fait est que la stratégie de recherche binationale a, en fait, été adoptée sous une forme ou l'autre par un certain nombre d'organisations. Les deux pays ont mis en place des mécanismes pour faire avancer ce dossier, les États-Unis ont créé le Great Lakes Panel of the Aquatic Nuisance Species Task Force (constitué aux termes de la Nonindigenous Aquatic Nuisance Prevention and Control Act de 1990). Ce groupe a officiellement adopté, en février 1998, une forme légèrement abrégée de la stratégie. En mars 2001, il a publié un énoncé de politique sur la gestion des eaux de lest, qui formule des recommandations sur les besoins en matière de normes, de coordination et de recherche technologique pour le bassin des Grands Lacs. Le gouvernement fédéral du Canada et la province d'Ontario siègent au Great Lakes Panel. Au Canada, la stratégie de recherche binationale a été présentée au groupe de travail national du Conseil consultatif maritime canadien en novembre 1997 et lors de réunions subséquentes. Ce groupe a appuyé la stratégie. De plus, cette stratégie de recherche a été présentée aux deux sous-groupes du Groupe de travail sur les eaux de lest dans les Grands Lacs (Grands Lacs et Saint-Laurent). En pratique, cela signifie que les divers organismes de financement ont étudié la stratégie dans un contexte plutôt vaste pour l'octroi de subventions spécifiques au vecteur des eaux de lest. Ainsi, depuis 1998, la U.S. Coast Guard (USCG) et la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) ont en fait accordé leurs fonds Seagrant à des projets qui examinent les tenants et les aboutissants de la stratégie. Des représentants des Parties siègent également à ces comités d'évaluation des subventions. Par exemple, des études ont examiné l'efficacité des échanges d'eaux de lest en ce qui a trait à la sécurité ainsi que les effets sur place et les protocoles qui confirment que l'échange d'eaux de lest est survenu en mer. Bien que bon nombre des études n'aient pas porté spécifiquement sur les Grands Lacs, les résultats s'y appliquent pleinement. Dans son énoncé des exigences, le programme Seagrant de la NOAA a exigé spécifiquement qu'on mette l'accent à la fois sur les Grands Lacs et sur la baie de Chesapeake. Au Canada, des représentants du ministère des Pêches et Océans (MPO) et de Transports Canada (TC) ont fourni des données et des renseignements au Lloyds Register pour son étude sur la sécurité des échanges séquentiels et ont aidé à communiquer les constatations de l'étude en Amérique du Nord au CCMC et à la dixième Conférence annuelle sur les espèces aquatiques nuisibles, à Toronto, en février 2000, ainsi qu'à l'Organisation maritime internationale. La question des pathogènes et de la santé humaine a été examinée à la fois par les études de la phase 2 du projet de démonstration des Grands Lacs et, plus récemment, par des chercheurs de la Smithsonian Institution. Les résultats ont été publiés dans la revue Nature et le Globe and Mail (Toronto) mais aussi diffusés par CNN et CTV News. La question de l'absence d'eaux de lest à bord fait l'objet d'examens par un certain nombre d'organismes et de tribunes. La question des sédiments et des boues fait actuellement l'objet d'une étude binationale à laquelle participent le Great Lakes Environmental Research Lab (GLERL), l'Université de Windsor et des experts canadiens. Le ministère des Pêches et Océans (MPO) a financé un projet national sur les eaux de lest par l'entremise du Fonds de recherche stratégique en sciences environnementales et de sa Direction des océans. Il a également appuyé des essais types des technologies d'hydrocyclone/UV qui pourraient être utilisées pour atténuer la prise d'eaux de lest sur les navires. Des études sur les biocides actuellement en cours à l'Université du Michigan (gluteraldéhyde) ainsi qu'au Michigan Department of Environmental Quality (clore) devraient toutes deux déboucher sur des projets pilotes en 2002. La société Federal Commerce and Navigation Ltd. a coopéré pleinement et a offert l'accès aux navires ainsi que du temps pour réaliser ces études. Le MPO a appuyé des études sur les acides organiques (juglone / acide périacétique / peroxyde d'hydrogène) tout comme le Seagrant de la NOAA. Des recherches en cours telles qu'énoncées dans la stratégie ont été appuyées. Le Projet de démonstration des Grands Lacs a déménagé, pour des raisons de logistique, à une installation à Duluth et des essais ont eu lieu sur des options de traitement secondaire (UV et hydrocyclone/UV) cette saison. Des représentants des Parties siègent au comité de direction et au comité technique de ce projet. De plus, ils ont participé activement aux divers forums présidés par le Michigan Department of Environmental Quality, qui examinent les possibilités opérationnelles de l'absence d'eau de lest à bord et des biocides. Des représentants des Parties ont présidé le comité de recherche du Panel des Grands Lacs du Groupe de travail sur les espèces aquatiques nuisibles. À ce jour, l'un des domaines auquel on n'a pas donné de suivi important a été l'examen plus approfondi de la chaleur comme biocide (à terre ou à bord). Des études australiennes se poursuivent et un certain nombre de fabricants de moteurs - notamment Wartsila - se penchent sur cette question, mais on a réalisé peu de progrès en ce qui a trait plus particulièrement aux Grands Lacs. Renvoi de la CMILe Canada reconnaît l'opportunité pour la CMI d'assumer un rôle de coordination face aux espèces étrangères envahissantes dans les Grands Lacs, mais n'appuie pas le concept d'un renvoi de la CMI à ce moment. L'appui du Canada est atténué tout d'abord par le besoin d'établir des priorités de financement pour les études et les renvois de la CMI et, ensuite, par le fait que les gouvernements du Canada et des États-Unis collaborent déjà étroitement dans ce domaine et estiment qu'on réalise des progrès. Le Canada a déclaré son intention d'élaborer des règlements de gestion des eaux de lest pour les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent en 2002. Ces règlements sont élaborés en consultation avec la USCG afin qu'ils soient en harmonie avec les exigences américaines. De plus, tant le Canada que les États-Unis travaillent de concert avec l'Organisation maritime internationale pour élaborer des normes et des règlements internationaux; là encore, les travaux progressent. Les deux Parties se sont dites favorables au besoin de normes relatives au rejet des eaux de lest. En fait, un certain nombre de forums organisés par les Parties (U.S.C.G. Ballast Water and Shipping Committee; Forum sur les normes - dixième Conférence de Toronto sur les espèces envahissantes) ont examiné l'application éventuelle de telles normes. Les experts des deux côtés de la frontière entretiennent un débat considérable non seulement sur les normes susceptibles d'être appliquées mais aussi sur leur forme et leurs modalités d'application, sur les plans physique et juridique. Certains (p. ex. la Commission des pêcheries des Grands Lacs; Science MTO) préconisent des normes à caractère biologique pour les rejets. D'autres (comité des normes de l'USCG, l'industrie maritime en général) privilégient des normes fondées sur « la meilleure technologie disponible ». Science MPO examine les variables économiques, technologiques et stratégiques de l'établissement, au cours des mois à venir, d'une telle installation de traitement des navires dans le Saint-Laurent,. Une étude d'Environnement Canada et de Transports Canada examinera les répercussions du traitement des eaux de lest tant sur l'industrie maritime des Grands Lacs que sur l'environnement. L'on présume que les résultats de ces études aideront à répondre aux préoccupations de la CMI à cet égard. |
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