|
|||||||||||||
|
INTRODUCTIONPLANS D'ASSAINISSEMENTMENACES À LA SANTÉ HUMAINESÉDIMENTS CONTAMINÉSPOLLUANTS TOXIQUES AÉROPORTÉSSTRATÉGIE BINATIONALE RELATIVE AUX TOXIQUES DES GRANDS LACSUTILISATION DES TERRESESPÈCES ÉTRANGÈRES ENVAHISSANTESGESTION DES DONNÉES ET DE L'INFORMATIONCEEL ET INDICATEURS |
UTILISATION DES TERRESRecommandation de la CMI :Que les gouvernements prévoient la conduite d'une étude binationale sur les effets du changement causé par les nouvelles utilisations des terres sur la qualité de l'eau dans les Grands Lacs afin d'établir les mesures qu'ils devraient prendre relativement à ce changement, y compris : i) les effets de l'expansion urbaine et domiciliaire; ii) l'efficacité des politiques et des programmes en vigueur pour lutter contre la pollution due à l'utilisation des terres dans tous les secteurs; iii) la détermination des mesures qui devraient être prises par les gouvernements des provinces et des États, avec l'assistance appropriée des Parties, pour prévenir les effets néfastes. Que les gouvernements mettent en oeuvre les mesures recommandées dans le cadre de la CEEL en ce qui a trait aux zones d'investissement dans la biodiversité, notamment la préservation et la restauration des milieux humides. Réponse à la recommandation :Le gouvernement du Canada reconnaît que la modification de l'utilisation des terres est l'une des principales menaces à long terme à laquelle fait face l'écosystème du bassin des Grands Lacs. L'on prévoit qu'au cours des 20 prochaines années, c'est dans le bassin des Grands Lacs que se produira la moitié de la croissance démographique du Canada. En 2020, on estime que le nombre de Canadiens dans le bassin aura augmenté de plus de deux millions - soit un taux de croissance de 22 p. 100. La plupart de cette croissance surviendra le long de l'extrémité ouest du lac Ontario, dans ce qu'on appelle la région du Golden Horseshoe (de Niagara à Oshawa) - qui arrive au troisième rang pour ce qui est de la croissance démographique en Amérique du Nord. On tente d'atténuer les pressions de l'aménagement urbain dans les deux plus grands SP - la Région du Grand Toronto et le port de Hamilton - les deux étant situés au centre de la croissance urbaine rapide en Ontario. Ces deux SP ont établi des liens avec les processus d'aménagement des sols locaux et régionaux. Les questions d'aménagement des sols font également partie des PGPl. Outre la Région du Grand Toronto et le port de Hamilton, tant le Fonds d'assainissement des Grands Lacs que son successeur, le Fonds de durabilité des Grands Lacs, ont accordé une grande priorité au financement des Stratégies du patrimoine naturel, qui s'attaquent au problème d'utilisation des terres urbaines et rurales dans les secteurs préoccupants. Plus précisément, ils ont travaillé avec les PA du bras Severn, de la rivière Sainte-Claire, de la rivière Détroit, du port de Wheatley, de la rivière Niagara, du port de Hamilton et de la Région du Grand Toronto pour achever les Stratégies du patrimoine naturel. Les Stratégies du patrimoine naturel couvrant l'ensemble de la baie de Quinte sont presque achevées. De nombreuses administrations locales ont intégré ces stratégies à leurs plans régionaux et municipaux officiels, notamment le bras Severn, la rivière Sainte-Claire et la baie de Quinte. Les travaux se poursuivent avec le port de Hamilton et les municipalités du Grand Toronto pour intégrer les Stratégies du patrimoine naturel à leurs plans officiels. L'influence de l'utilisation des terres sur l'écosystème du bassin des Grands Lacs, y compris la qualité de l'eau, la qualité de l'air, l'habitat et la biodiversité, constituait l'un des principaux thèmes de la Conférence sur l'état de l'écosystème des lacs (CEEL) en 1996 et 1998, et a encore été signalée à la conférence de l'an 2000 comme une agression importante. Certaines occasions se présenteront en Ontario d'influer sur les décisions relatives à l'utilisation des terres locales dans les Grands Lacs. L'énoncé de politique provinciale sur l'utilisation des terres doit faire l'objet d'un examen quinquennal cette année, ce qui pourrait permettre d'influer sur l'examen des politiques provinciales et de déterminer les mesures à prendre pour prévenir les effets néfastes, comme le recommande la CMI. De plus, dans le cadre de la stratégie Opération eau propre du gouvernement de l'Ontario, le ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales a déposé, le 13 juin 2001, un projet de loi sur la gestion des éléments nutritifs. Aux termes de cette loi, on élaborera de nouvelles normes explicites sur la gestion des éléments nutritifs dans les exploitations agricoles et pour toutes les matières épandues sur le sol à des fins agricoles, y compris le fumier animal, les engrais commerciaux, les biosolides municipaux, les boues septiques et les boues des usines de pâtes et papiers. La loi conférerait un pouvoir de réglementation dans plusieurs domaines, y compris :
Le projet de loi prévoit un cadre pour une adoption graduelle des normes selon l'ampleur des activités et les types de pratiques utilisées. La province a également annoncé un gel temporaire du développement de la moraine d'Oak Ridges, une source d'eau importante en amont de la biorégion du Grand Toronto. Toutefois, une importante étude binationale des effets des changements dans l'utilisation des terres sur la qualité de l'eau dans les Grands Lacs - telle que recommandée par la CMI - serait probablement trop vaste et l'effort trop exigeant pour permettre de saisir les possibilités qui existent actuellement d'influer sur la politique d'aménagement des terres en Ontario. Bien qu'il puisse être possible de procéder à une étude de moindre envergure sur l'utilisation des sols intérieurs, il reste que les gouvernements fédéral et provincial ont peu d'influence sur la planification et les décisions en matière d'aménagement à l'échelle locale. (La politique provinciale peut toutefois influer sur le processus de planification municipal et orienter les décisions relatives aux terres de la Couronne (p. ex. la gestion de la planification forestière)). Par conséquent, la façon la plus efficace, pour l'instant, de réagir aux répercussions sur les utilisations des terres mentionnées dans le Dixième rapport biennal de la CMI est :
Le Canada est d'accord en principe avec l'importance de conserver et protéger les zones vulnérables sur le plan écologique. Il existe déjà toute une gamme d'initiatives gouvernementales et non gouvernementales pour poursuivre, jusqu'à un certain point, cet objectif. Les principes qui sous-tendent le concept des Zones d'investissement dans la biodiversité (ZID) sont importants, et méritent un engagement et un appui permanents. Toutefois, avant de se lancer dans la mise en oeuvre d'un nouveau concept ou d'une nouvelle initiative, les Parties doivent faire le point sur les initiatives de protection et de conservation en place, ainsi que sur la mesure dans laquelle on respecte ces importants principes. L'approche du Canada sera de travailler en faveur d'un ensemble partagé de caractéristiques et de secteurs vulnérables sur le plan écologique et, ce faisant, d'éviter de faire double emploi ou de réinventer la roue mais plutôt de faire fond sur les initiatives existantes et de les valoriser, de recourir aux relations de travail, aux partenariats et aux partenaires existants et, si nécessaire, de combler les lacunes dans la protection et la conservation des zones écologiquement vulnérables. La voie à emprunter exigera d'autres discussions avec des groupes gouvernementaux et non gouvernementaux qui souscrivent à ces principes mais qui n'ont peut-être pas été engagés dans la CEEL à ce jour. La CEEL est allée aussi loin qu'elle le pouvait pour attirer l'attention sur le savoir scientifique qui sous-tend les zones d'investissement dans la biodiversité et pour élaborer le concept de ces zones. Le Service canadien de la faune - région de l'Ontario met encore davantage l'accent sur l'étude scientifique des milieux humides et sur les indicateurs. Le Canada considère les zones d'importance écologique comme éléments de l'approche systémique globale des PGPl. Quant à aller de l'avant avec un investissement partagé dans les zones écologiquement vulnérables, les organismes chargés des ressources naturelles, y compris Environnement Canada, ainsi que les intérêts non gouvernementaux devront se demander comment veiller à ce que ces principes soient mieux respectés, en mettant l'accent nécessaire sur les connaissances scientifiques et la surveillance des indicateurs. À cet égard, une CEEL future pourrait envisager de surveiller les indicateurs dans les zones d'importance écologique, à titre de sites de référence. L'Ontario a récemment annoncé une affectation de 102 millions de dollars sur quatre ans pour aider à mettre en oeuvre le programme du patrimoine vital grâce à de nouvelles zones protégées et au site du Littoral du patrimoine des Grands Lacs. Une partie de cette initiative pourrait compléter directement la mise en oeuvre du concept de l'investissement dans la biodiversité dans les zones d'importance écologique. Le Canada appuie cette initiative, et une gamme d'initiatives et de programmes connexes, et est prêt à offrir son aide, par l'entremise de l'ACO et des programmes nationaux et internationaux du Service canadien de la faune, pour protéger et conserver les sites d'importance écologique dans les Grands Lacs. |
||||
|
|||||