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Les Grands Lacs

INTRODUCTION
PLANS D'ASSAINISSEMENT
MENACES À LA SANTÉ HUMAINE
SÉDIMENTS CONTAMINÉS
POLLUANTS TOXIQUES AÉROPORTÉS
STRATÉGIE BINATIONALE RELATIVE AUX TOXIQUES DES GRANDS LACS
UTILISATION DES TERRES
ESPÈCES ÉTRANGÈRES ENVAHISSANTES
GESTION DES DONNÉES ET DE L'INFORMATION
CEEL ET INDICATEURS
 

Réponse du Canada aux Recommandations du Dixème Rapport Biennal sur la Qualité de l'Eau des Grands Lacs de la Commission Mixte Internationale  Juillet 2001

STRATÉGIE BINATIONALE RELATIVE
AUX TOXIQUES DES GRANDS LACS

Recommandation de la CMI :

Que les Parties renforcent la Stratégie binationale relative aux toxiques en y intégrant toutes les sources de substances toxiques persistantes, notamment le transport et le dépôt atmosphériques ainsi que les contaminants in situ présents dans les sédiments. Afin de tenir compte de la voie atmosphérique, que les Parties prennent les mesures suivantes :

i) établissement d'un inventaire des émissions atmosphériques de substances toxiques au Canada et aux États-Unis;

ii) réalisation d'une analyse approfondie des divers scénarios de réduction des émissions dans les principales régions émettrices et détermination de leur efficacité à réduire la contamination atmosphérique des lacs.

Que les Parties voient à ce que la Stratégie binationale relative aux toxiques soit vraiment stratégique et binationale, en renforçant le volet intégration et l'établissement des priorités et en mettant sur pied un secrétariat binational permanent.

Réponse à la recommandation :

La Stratégie binationale relative aux toxiques des Grands Lacs (SBTGL) est un processus axé sur l'action, qui offre aux intervenants une tribune où échanger des renseignements sur un ensemble de défis quantitatifs relatifs à certaines substances toxiques persistantes. Ce partage d'information permet aux intervenants de prendre des mesures responsables et d'adopter des pratiques exemplaires qui vont au-delà de la conformité et qui encouragent la prévention de la pollution. La SBTGL met l'accent sur l'élimination virtuelle des rejets anthropiques dans l'environnement de substances toxiques persistantes, dans une démarche par étapes. La SBTGL n'est pas un processus réglementaire; elle complète plutôt les activités fédérales ainsi que celles des provinces et des États. La stratégie n'est pas assortie de délais précis. Elle renferme des dispositions de révision tant des calendriers de réduction que des sites pour les substances de niveau 1. La stratégie renferme d'autres dispositions pour permettre aux Parties d'élever des substances de niveau 2 au niveau 1, et d'ajouter de nouvelles substances qui présentent une menace à l'écosystème du bassin des Grands Lacs.

Préoccupations de la CMI :

Que les Parties voient à ce que la Stratégie binationale relative aux toxiques soit vraiment stratégique et binationale, en renforçant le volet intégration et l'établissement des priorités et en mettant sur pied un secrétariat binational permanent. Afin de tenir compte de la voie atmosphérique, que les Parties prennent les mesures suivantes :

  1. établissement d'un inventaire des émissions atmosphériques de substances toxiques au Canada et aux États-Unis.
Réponse à la recommandation :

Un inventaire des toxiques atmosphériques (substances des groupes 1 et 2 de l'ACO) pour le bassin des Grands Lacs existe et est tenu à jour conjointement par Environnement Canada et le ministère de l'Environnement de l'Ontario. Les déclarations dans le cadre de cet inventaire sont volontaires et la couverture des sources a été insatisfaisante. Le 24 janvier 2000, l'Ontario a proposé un règlement de déclaration obligatoire des émissions de 358 substances, y compris toutes les substances toxiques pour l'air inscrites dans l'ACO. Ce règlement doit entrer en vigueur cette année et les installations ontariennes qui satisfont aux critères de déclaration présenteront des rapports sur les émissions à compter de juin 2002. En fixant des seuils d'émission pour les installations, l'Ontario espère qu'on déclarera 80 p. 100 du total des émissions en Ontario aux termes du règlement proposé. En ce qui a trait à la contamination in situ des sédiments, la SBTGL fera rapport annuellement pour suivre les activités d'assainissement des sédiments en cours dans le bassin des Grands Lacs à compter de l'année de référence 1997. Ces rapports tentent de rendre compte à la fois des volumes de sédiments contaminés retirés au cours d'une année donnée ainsi que de la masse des substances de la SBTGL associée à ces volumes, lorsque les renseignements sont disponibles.

Préoccupation de la CMI :

ii) réalisation d'une analyse approfondie des divers scénarios de réduction des émissions dans les principales régions émettrices et détermination de leur efficacité à réduire la contamination atmosphérique des lacs.

Réponse à la recommandation :

Environnement Canada et d'autres examinent et mettent à l'essai plusieurs modèles mathématiques pour prédire les concentrations atmosphériques ambiantes de particules, d'ozone ou de leurs précurseurs, dans le but d'analyser la réduction des émissions et d'autres scénarios stratégiques (y compris les scénarios des mouvements de la pollution atmosphérique intérieurs et transfrontaliers) pour ces substances dans les principales régions sources. Grâce à cette activité, nous devrions pouvoir estimer l'efficacité des éventuelles politiques de réduction des émissions sur l'amélioration de la qualité de l'air et le respect des standards pancanadiens pour les particules et l'ozone. L'information procurée par ces modèles pourrait aussi être utile pour les activités relatives aux dépôts atmosphériques et à la qualité de l'eau dans le bassin des Grands Lacs.

La SBTGL adopte une approche multimédia en ce qui a trait au scénario de réduction des substances préoccupantes, dans le but d'améliorer la qualité de l'air et de l'eau, et de protéger la santé de l'écosystème et l'environnement, y compris la réduction de la contamination des eaux lacustres grâce à la réduction des dépôts atmosphériques.

Préoccupations de la CMI :

Que les Parties voient à ce que la Stratégie binationale relative aux toxiques soit vraiment stratégique et binationale, en renforçant le volet intégration et l'établissement des priorités et en mettant sur pied un secrétariat binational permanent.

Réponse à la recommandation :

Le Groupe de travail sur l'intégration a été créé par les Parties le 19 juin 1998 à Romulus, au Michigan. Ce groupe de travail pouvait accueillir un groupe diversifié d'intervenants intéressés et a été chargé de conseiller les Parties sur la meilleure façon de régler à la fois 1) les questions de portée générale (comme s'attaquer à toutes les sources de substances toxiques persistantes provenant du transport et des dépôts atmosphériques, et à la contamination in situ des sédiments) qui touchaient plusieurs groupes de travail sur les substances et 2) les préoccupations non résolues des groupes de travail chargés des substances individuelles. La détermination des priorités relève toutefois des seules Parties.

Les Parties ont mis en place un co-secrétariat canadien et américain. Du côté canadien, cette responsabilité incombe aux gestionnaires des Grands Lacs, au sein du Service de protection de l'environnement d'Environnement Canada.

En plus de répondre aux recommandations de la CMI concernant la SDTGL, le Canada aimerait donner son point de vue sur les commentaires, dans le Dixième rapport biennal, relatifs à la portée des mesures prises pour lutter contre 1) les dépôts de mercure et 2) les BPC à titre de contaminants de l'environnement.

Commentaire de la CMI :

Toutefois, après trois ans, aucun de ces groupes n'a entièrement terminé la démarche en quatre étapes exposée plus haut. Par exemple, bien que le groupe de travail sur les BPC s'attaque présentement aux étapes 3 et 4, il n'a pu documenter, lors de l'étape 2, que les efforts pour la réduction des BPC en cours d'utilisation ou en entreposage. Pour admirable que soit cette initiative, elle ne s'occupe ni des BPC dans les sédiments, ni de ceux qui sont déposés par voie atmosphérique à partir de sources lointaines. La Commission tient à rappeler au passage que ce sont les BPC dans l'environnement et dans les lacs qui sont les plus dangereux, même si le stockage et l'utilisation des BPC peuvent constituer une menace potentielle à long terme.

Perspective du gouvernement :

Les cibles concernant les BPC dans la SBTGL portent spécifiquement sur l'équipement relié aux BPC. Par conséquent, le Groupe de travail sur les BPC a cherché avant tout à mobiliser les intervenants en vue de poursuivre cet objectif. Le groupe de travail s'est attaché à la mise hors de service ainsi qu'à la destruction de l'équipement relié aux BPC et des déchets associés.

Le Groupe de travail sur les BPC a achevé l'étape 3 (déterminer les options de réduction des BPC). L'étape 4 du processus en quatre étapes porte sur la mise en oeuvre et constitue une activité permanente au sein du groupe de travail.

On a montré que les substances à forte teneur en BPC, en utilisation et stockées, particulièrement dans l'équipement, sont une source de dépôts atmosphériques de BPC. En ciblant directement une source bien connue de BPC aéroportés, notamment les BPC dans l'équipement, le gouvernement du Canada cherche à tarir une importante source de BPC aéroportés. En plus d'encourager les intervenants à détruire l'équipement contenant des BPC, le gouvernement du Canada apporte aussi des modifications aux règlements qui rendront obligatoire, d'ici 2010, la destruction des BPC utilisés et stockés, contribuant encore davantage à une réduction considérable d'une source de BPC aéroportés.

Commentaire de la CMI :

Le contrôle du mercure à progressé malgré le fait qu'il n'est pas inclus dans le programme du RMDA. Si c'était le cas, le groupe de travail pourrait évaluer les charges de mercure dans les Grands Lacs et en inférer les effets des efforts de réduction sur l'ensemble de leur écosystème.

Perspective du gouvernement : 

Comme nous l'avons mentionné à la réponse à la recommandation sur les produits toxiques aéroportés, le Canada surveille le mercure atmosphérique [phase vapeur] depuis 1997 dans les deux stations canadiennes principales du RMDA et des mesures courantes du mercure dans les précipitations débuteront bientôt. Ces mesures sont une première étape vers la quantification de leur contribution à la charge totale de ces substances dans les Grands Lacs.

 
Un site de La Voie VerteMC d'Environnement Canada